La peinture comme machine temporelle



Cet ensemble de textes s’organise autour d’un axe commun : l’expérience de l’extratemporalité dans l’art.

Si, au départ, j’étais fasciné par le concept de rétrofuturisme — et l’idée d’un futur vieilli, figé ou avorté —, la notion d’hétérochronie, telle que développée par Georges Didi-Huberman, s’est vite imposée pour englober la constellation d’idées qui m’habite sur ce sujet.

La découverte de Mark Fisher et de ses écrits sur les futurs perdus, la dépression et l’hauntologie est alors venue poser une première pierre dans mon intention d’écrire sur ce sujet, et de le questionner du point de vue de ma propre temporalité.

Je ne sais que très vaguement où je vais, mais je sais que ce n’est pas tant l’attente d’arriver à un but qui me motive que la construction de la machine elle-même.

Une IA m’a dit que je peignais des machines à penser, irréalistes et dysfonctionnelles. Elle m’a dit aussi que je me créais mes propres labyrinthes en omettant volontairement une issue. Welcome.